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Caméras en copropriété
et dans le parking

Installer des caméras dans les parties communes d'un immeuble ou dans un garage, c'est possible, et ce n'est pas compliqué si l'on procède dans l'ordre : d'abord la décision de l'assemblée, consignée au procès-verbal, puis une installation qui ne filme que les parties communes, s'efface d'elle-même au bout d'un mois et n'est consultée que par les personnes désignées par la copropriété. En Catalogne, attention : la majorité n'est pas fixée par la loi espagnole sur la copropriété (LPH), mais par le Codi civil de Catalunya.

Par , fondateur et technicien · Publié le 22 octobre 2026

Le point de départ

La copropriété décide, et la copropriété répond

La question d'un syndic n'est généralement pas technique. C'est de savoir qui doit approuver quoi, et ce qui se passe si quelqu'un se plaint ensuite.

Installer des caméras dans le hall, l'escalier ou le garage d'un immeuble est tout à fait possible. Ce qui change par rapport à un commerce, c'est qui décide : ni le président de son propre chef, ni le résident le plus inquiet, mais l'assemblée des copropriétaires, et la décision doit être consignée au procès-verbal. L'AEPD recommande en outre que la décision reprenne certaines caractéristiques du système, comme le nombre de caméras ou l'espace que filme chacune d'elles.

À partir de ce moment, le responsable des caméras, c'est la copropriété. C'est son nom qui figure sur le panneau, c'est elle qui décide qui voit les images, et c'est à elle que s'adressent un résident, un livreur ou une inspection si quelque chose ne va pas. Que ce soit une entreprise qui les ait installées n'y change rien.

La bonne nouvelle, c'est que presque tout ce qui rend une installation conforme se décide une seule fois : en assemblée et le jour de la pose. Si le cadrage, l'effacement et les accès sont bien configurés dès le départ, la conformité ne dépend de la mémoire de personne.

L'assemblée

En Catalogne, ce n'est pas la loi sur la copropriété qui s'applique

C'est l'erreur la plus fréquente dans les immeubles catalans : chercher la majorité dans une loi qui, ici, ne s'applique pas aux copropriétés.

Hors de Catalogne, les copropriétés sont régies par la Ley de Propiedad Horizontal (LPH), la loi espagnole sur la copropriété. Elle ne mentionne pas les caméras en tant que telles, mais son article 17.3 exige le vote favorable des trois cinquièmes de l'ensemble des copropriétaires, représentant eux-mêmes les trois cinquièmes des quotes-parts, pour mettre en place des services de loge, de gardiennage, de surveillance ou d'autres services communs d'intérêt général. C'est la disposition qui correspond à une installation de vidéosurveillance.

En Catalogne, en revanche, la copropriété est régie par le Codi civil de Catalunya (livre cinquième, articles 553-1 et suivants). Il ne cite pas non plus les caméras, et son article 553-25 dispose que les décisions pour lesquelles aucune autre majorité n'est prévue sont adoptées à la majorité simple des copropriétaires qui participent au vote, laquelle doit aussi représenter la majorité simple de leurs quotes-parts. Deux différences importantes avec la LPH : la majorité est plus basse, et elle se compte sur ceux qui votent, pas sur l'ensemble de l'immeuble.

Une nuance : si l'installation nécessitait des travaux touchant à la structure ou à l'aspect extérieur du bâtiment, le Codi civil exige une majorité renforcée pour ce type d'innovations. Une installation de caméras ordinaire ne devrait pas en arriver là, mais mieux vaut le garder en tête s'il faut percer la façade ou faire des travaux. Dans tous les cas, c'est le syndic qui confirme la majorité exacte en rédigeant la convocation, et le point doit figurer à l'ordre du jour : une décision sur un sujet qui n'y figurait pas ne peut pas être adoptée.

Ce que l'on peut filmer

Les zones d'un immeuble, une par une

La règle de fond est simple : uniquement les parties communes, et pour le reste, le strict minimum. Les nuances se trouvent aux frontières.

ZoneCaméra ?Nuance
Entrée et hallOuiL'emplacement le plus facile à justifier
Accès au garage et rampesOuiEntrées et sorties de véhicules et de personnes
Allées du garage et cavesOuiPartie commune ; cadrage sur les allées, pas sur une place précise
Piscine collectiveOui, avec décisionL'AEPD exige aussi la décision de l'assemblée
Voie publiqueLe minimumSeulement une bande minimale de l'accès à l'immeuble
Logements, terrains et propriétés voisinesNonJamais, même de biais
Place de parking d'un autre copropriétaireNonC'est une partie privative d'un autre copropriétaire
Vestiaires et toilettes de la piscine ou du personnelNonIntimité, sans exception
Les obligations

Six choses que la copropriété doit respecter

Aucune n'est coûteuse. Toutes se règlent avant d'allumer la première caméra.

01

La décision, au procès-verbal

Votée comme point de l'ordre du jour et consignée au procès-verbal. Si elle décrit en plus le nombre de caméras et ce que filme chacune, c'est encore mieux : c'est la preuve que l'assemblée savait ce qu'elle approuvait.

02

Le panneau à chaque accès

À tous les accès de la zone filmée, visible avant d'entrer, avec l'identité de la copropriété en tant que responsable et l'endroit où exercer ses droits. Les exigences sont détaillées dans le panneau de zone sous vidéosurveillance, et dans un garage, il ne faut oublier ni la porte piétonne ni celle des caves.

03

Le registre des activités

Un document interne établi avant la mise en service du système. Il n'est envoyé nulle part. L'AEPD propose l'outil Facilita RGPD et un modèle dans son guide sur la vidéosurveillance.

04

Un mois, puis effacement automatique

Les images sont conservées un mois au maximum à compter de leur captation. Le bon réglage, c'est que l'enregistreur écrase de lui-même, pas que le président doive penser à effacer.

05

Accès réservé aux personnes désignées par la copropriété

Un identifiant et un mot de passe propres à chaque personne autorisée, y compris pour l'accès par internet. Et jamais les images sur le canal de télévision collectif.

06

Sous-traiter n'est pas déléguer

Qu'une entreprise installe ou surveille les caméras ne dispense pas la copropriété de ses obligations. Le responsable, c'est toujours elle.

Le parking

Collectif ou exploité par une entreprise : le responsable n'est pas le même

Un garage peut sembler identique à l'intérieur et avoir un responsable complètement différent.

Parking collectif

Le garage fait partie de l'immeuble ou constitue une copropriété de places. Responsable : la copropriété. Il faut une décision de l'assemblée, et tout ce qui précède s'applique tel quel. Si un copropriétaire veut en plus sa propre caméra orientée vers sa place, il lui faut l'autorisation de l'assemblée au procès-verbal, et il ne peut filmer que sa place et une bande minimale de partie commune.

Parking privé ou payant

Il est exploité par une entreprise ou un propriétaire unique. Responsable : l'entreprise exploitante, qui décide sans assemblée mais avec les mêmes obligations : panneau, un mois, accès restreint. S'il y a du personnel sur place — caisse, gardiennage, ménage —, s'ajoute l'obligation de l'informer, comme nous l'expliquons dans filmer des salariés.

Comment couvrir un garage

Cinq décisions qui font la différence

Un garage est l'endroit le plus gratifiant pour une caméra bien placée et le plus ingrat pour une caméra mal placée : peu de lumière, de longues distances et des voitures qui masquent la vue.

01

Les rampes et les accès d'abord

Tous ceux qui entrent passent par la rampe et la porte piétonne. Une caméra bien cadrée à chaque accès vaut mieux que dix dispersées dans le sous-sol, et c'est elle qui identifie le plus facilement quelqu'un.

02

Les allées oui, l'intérieur des voitures non

Les caméras filment les allées de circulation, ni l'intérieur des véhicules ni une place précise. Pour les caméras orientables ou à zoom, l'AEPD demande des masques de confidentialité afin qu'elles ne captent pas ce qu'elles ne doivent pas, et cela sert aussi à masquer une place qui entre dans le champ.

03

La lumière réelle du garage

Beaucoup de garages s'allument sur détection et restent des heures dans le noir. La caméra doit fonctionner dans ces conditions, et toutes ne s'en sortent pas de la même façon : nous l'expliquons dans vision nocturne, ce qu'il faut regarder.

04

Câbles et distances

Dans un sous-sol, le wifi passe mal : le plus sensé est donc le câble, avec l'alimentation par ce même câble (PoE). La limite standard est d'environ cent mètres entre le switch et la caméra ; dans les grands garages, on la contourne avec un switch intermédiaire. Plus de détails dans caméras wifi ou PoE.

05

Les plaques, seulement s'il y a une raison

La plaque d'immatriculation est une donnée personnelle. La lire pour ouvrir la barrière aux véhicules autorisés peut se justifier dans un grand parking ; l'activer parce que la caméra le propose d'origine, non. On décide, on documente et on informe.

Pour le syndic

Ce que doit contenir un devis pour une copropriété

Un devis présenté en assemblée doit pouvoir être comparé et voté. S'il manque l'un de ces postes, demandez qu'on le détaille.

Caméras : combien, où et ce que voit chacune

Pas seulement le modèle et la quantité : l'emplacement de chaque caméra et la zone qu'elle couvre. C'est ce qui permet à l'assemblée de voter en sachant ce qu'elle approuve, et ce qui pourra ensuite figurer au procès-verbal.

Enregistreur, capacité et emplacement

L'enregistreur et son disque, dimensionnés pour que l'effacement intervienne dans le mois, et son emplacement : un local fermé de la copropriété, pas un placard du palier. Nous expliquons la différence entre enregistreur sur place et cloud dans cet article.

Câblage et cheminement

Métrage approximatif, passage des câbles et besoin éventuel de goulotte ou de tube. Dans les parties communes, le cheminement est ce qui se voit le plus ensuite : mieux vaut savoir à l'avance à quoi cela ressemblera.

Panneaux

Combien et où : un par accès à la zone filmée, avec les coordonnées de la copropriété en tant que responsable.

Configuration de l'effacement et des accès

Que le devis précise expressément que l'effacement automatique à un mois est configuré, ainsi que les masques de confidentialité là où il le faut et un utilisateur par personne autorisée, sans mots de passe d'usine.

Ce qui se passe après l'installation

Qui intervient en cas de panne, qui change les mots de passe quand le président change, et qui extrait un enregistrement s'il faut porter plainte. Si ce n'est pas écrit, la réponse, le jour venu, sera « on verra ».

Notre méthode

Un devis que l'on peut présenter en assemblée

Pour une copropriété, le devis n'est pas qu'un prix : c'est le document sur lequel les copropriétaires vont voter.

Quand nous préparons un devis pour une copropriété ou un parking, nous visitons l'immeuble, décidons avec le président ou le syndic des zones à couvrir et détaillons chaque poste, avec l'emplacement et le cadrage de chaque caméra. L'assemblée vote ainsi sur quelque chose de concret, et le procès-verbal peut reprendre exactement ce qui a été approuvé.

Ensuite, l'installation est conforme dès sa mise en service : effacement automatique à un mois, enregistreur dans un local fermé, accès individuels pour les personnes désignées par la copropriété et panneaux à chaque accès. C'est ce que nous faisons pour toute installation de caméras de surveillance à Granollers et dans le Vallès Oriental, à la différence qu'ici, il faut penser à une assemblée en plus d'un garage.

Si vous êtes syndic ou président d'une copropriété et que vous envisagez d'installer des caméras — ou que vous en avez déjà sans savoir si elles sont conformes —, demandez-nous un devis gratuit et nous examinerons la situation sur place.

Questions fréquentes

Les questions qu’on nous pose souvent

Quelle majorité faut-il pour installer des caméras dans une copropriété ?+

Cela dépend de l'endroit où se trouve l'immeuble, car en Catalogne, la copropriété n'est pas régie par la loi espagnole sur la copropriété (Ley de Propiedad Horizontal, LPH), mais par le Codi civil de Catalunya, dans son livre cinquième. Aucun de ces deux textes ne mentionne expressément les caméras. En Catalogne, une décision pour laquelle aucune autre majorité n'est prévue est adoptée à la majorité simple des copropriétaires qui participent au vote, laquelle doit aussi représenter la majorité simple de leurs quotes-parts (article 553-25) ; si l'installation nécessitait des travaux touchant à la structure ou à l'aspect extérieur du bâtiment, une autre majorité, plus élevée, entrerait en jeu. Hors de Catalogne, la disposition applicable est l'article 17.3 de la LPH, qui exige les trois cinquièmes de l'ensemble des copropriétaires et des quotes-parts pour mettre en place des services de surveillance. Dans tous les cas, c'est le syndic qui confirme le chiffre exact pour votre immeuble en préparant l'ordre du jour, car le point doit y figurer pour pouvoir être voté.

Un copropriétaire peut-il installer une caméra sur sa place de parking ?+

Oui, mais pas de sa propre initiative. L'Agence espagnole de protection des données (AEPD) le résume ainsi : la caméra ne peut filmer que la place dont est titulaire celui qui l'installe, plus une bande minimale de partie commune impossible à éviter, et elle nécessite l'autorisation préalable de l'assemblée des copropriétaires, qui doit figurer au procès-verbal. Autrement dit, le copropriétaire ne peut pas décider seul quelle partie du garage commun sera filmée, même si la caméra est vissée sur son pilier et qu'il la paie lui-même. En pratique, cela oblige à réfléchir au cadrage avant de demander l'autorisation : une caméra orientée vers sa propre place sous le bon angle ne capte qu'un bout d'allée, alors qu'une caméra posée n'importe comment balaie la moitié du sous-sol, la voiture du voisin et la porte de l'ascenseur. Si un copropriétaire a déjà installé une caméra sans cette autorisation, le plus raisonnable est de porter la question à la prochaine assemblée plutôt que de laisser courir, car la situation ne s'arrangera pas d'elle-même avec le temps.

Qui peut voir les enregistrements de la copropriété ?+

Uniquement les personnes désignées par la copropriété, et personne d'autre au seul motif d'être copropriétaire. En général, il s'agit du président, du syndic ou des deux, mais l'essentiel est que ce soit décidé et que chacun se connecte avec son propre identifiant et son propre mot de passe. L'AEPD est catégorique sur un point qui surprend certaines copropriétés : les images ne peuvent pas être accessibles aux résidents via le canal de télévision collectif, aussi pratique que paraisse le fait de voir le hall depuis son salon. Il n'est pas plus raisonnable que le mot de passe de l'enregistreur circule dans le groupe WhatsApp de l'escalier. L'enregistreur doit en outre se trouver dans un local surveillé ou à accès restreint, pas dans un placard du palier que n'importe qui peut ouvrir. Et même si la réglementation n'impose pas de tenir un registre formel de chaque consultation, il est utile de noter qui a visionné quoi et pourquoi : le jour où un résident demandera qui a vu certaines images, la copropriété pourra répondre autrement que par une supposition.

Les résidents peuvent-ils voir les caméras depuis leur téléphone ?+

Pas en règle générale. L'accès aux images est réservé aux personnes désignées par la copropriété et, s'il se fait par internet, il doit lui aussi être protégé par un identifiant et un mot de passe connus de ces seules personnes. Une application installée sur le téléphone de chaque copropriétaire avec le compte de l'enregistreur transforme la vidéosurveillance de l'immeuble en quelque chose que n'importe qui peut regarder à toute heure, y compris les allées et venues de ses voisins, ce que la réglementation cherche précisément à éviter. Si la copropriété souhaite que le président ou le syndic puissent consulter les images à distance, on crée un utilisateur pour chacun, avec les droits strictement nécessaires, et on le supprime le jour où ils quittent leurs fonctions. C'est cette dernière étape que l'on oublie le plus : le président change tous les quelques ans et son accès reste souvent actif bien après. Il faut le vérifier à chaque changement de mandat, comme on change les signatures à la banque.

Combien de temps conserve-t-on les images de la copropriété ?+

Un mois au maximum à compter de leur captation, comme pour toute autre installation de vidéosurveillance ; être une copropriété ne change pas ce délai. Passé ce mois, les images sont effacées, et le mieux est que l'enregistreur s'en charge lui-même en écrasant les plus anciennes, sans que personne ait à y penser. L'exception est un enregistrement qui atteste un délit ou une infraction : dans ce cas, on ne conserve pas tout le mois suivant, mais ce fragment précis, qui accompagne la plainte et reste à la disposition de la police ou du tribunal. Ce qui ne va pas, c'est qu'un résident demande une copie de la vidéo pour régler lui-même une histoire de rayure sur sa voiture : s'il y a un fait à dénoncer, les images suivent le circuit de la plainte. Et si la police les demande, elle le fait dans le cadre d'une procédure policière ou judiciaire, et c'est cette réquisition qui couvre la copropriété lorsqu'elle les remet.

Un parking peut-il lire les plaques d'immatriculation ?+

Oui, mais il faut bien comprendre que ce n'est pas une fonction technique neutre : l'AEPD considère que la plaque d'immatriculation d'un véhicule est une donnée personnelle, au même titre que l'image d'une personne, car elle permet d'identifier quelqu'un indirectement. La capter et la conserver constitue donc un traitement de données, avec les mêmes obligations que le reste de la vidéosurveillance : une finalité précise et justifiée, l'information des personnes qui entrent et un accès restreint aux données. Dans un parking payant ou un garage comptant de nombreuses places, ouvrir la barrière aux véhicules autorisés peut être une finalité raisonnable ; dans une petite copropriété, activer la lecture des plaques parce que l'appareil la propose d'origine ne l'est pas. Avant de l'activer, il faut décider à quoi elle doit servir, qui consultera ce registre et combien de temps il sera conservé, et le consigner dans la documentation de la copropriété ou de l'entreprise exploitante, plutôt que de s'en remettre à la configuration par défaut de l'appareil.

S'il y a un gardien ou du personnel d'entretien, cela change-t-il quelque chose ?+

Oui. Si les caméras filment des personnes qui travaillent dans l'immeuble — le gardien, le personnel de ménage, celui de l'entretien du garage —, la vidéosurveillance de la copropriété s'accompagne des obligations de toute entreprise qui filme des salariés, et la première est de les informer au préalable, de manière explicite, de l'existence des caméras, de leur emplacement et de leur finalité. La fiche de l'AEPD consacrée aux copropriétés renvoie d'ailleurs sur ce point aux règles du contrôle des salariés. Les mêmes limites s'appliquent : aucune caméra dans la pièce où le gardien se change ou se repose, même s'il s'agit d'un local de la copropriété. Si une entreprise extérieure de ménage ou de maintenance intervient dans l'immeuble, il est bon qu'elle sache aussi qu'il y a des caméras, pour en informer son personnel. Nous détaillons tout cela dans l'article sur la vidéosurveillance des salariés, qui vaut aussi bien pour une copropriété qui emploie quelqu'un que pour n'importe quelle entreprise.

Si c'est une entreprise qui les installe, est-ce elle la responsable ?+

Non. Le responsable du traitement est la copropriété, et l'AEPD est claire : faire appel à un service de vidéosurveillance externe ou confier l'installation à un tiers ne dispense pas la copropriété de respecter la réglementation sur la protection des données. L'installateur pose et configure, mais c'est la copropriété qui décide de ce qui est filmé, de qui le voit et de la durée de conservation, et c'est à elle que s'adresse toute réclamation. C'est pourquoi le panneau porte le nom de la copropriété et non celui de l'entreprise qui a posé les caméras. Avant de mettre le système en service, la copropriété doit en outre établir le registre des activités de traitement pour cette vidéosurveillance, un document interne qui n'est déposé nulle part ; l'AEPD propose l'outil Facilita RGPD et un modèle dans son guide. Une bonne installation met tout cela sur les rails, mais la signature et la responsabilité restent celles de la copropriété.

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